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La FNPF cartographie les risques de la filière arboricole


Suite à plusieurs mois de réflexion, l’équipe de la FNPF a décidé de lancer en 2021 un projet de cartographie des risques touchant la filière arboricole. L’objectif était d’identifier et d’évaluer les risques inhérents à la production de fruits en France.

Les résultats de cette étude ont été présentés lors du 75ème congrès national des producteurs de fruits, qui s’est tenu à Valence les 16 et 17 février 2022.

Suite à cette présentation, la directrice de la FNPF, Stéphanie PRAT, a eu l’occasion de revenir sur certains aspects de l’étude aux côté de l’équipe du Campus Hectar :

Quels étaient les intentions de la FNPF avec le lancement de cette étude des risques de la filière arboricole fruitière ?

Nous y avons réfléchi avec la multiplication des conséquences néfastes de nombreux événements, bien avant le très gros gel d’avril 2021. L’arboriculture fruitière est un secteur économique à part entière qui doit disposer d’outils pour le pilotage stratégique des entreprises. Cette cartographie des risques existe dans d’autres secteurs avec des métiers identifiés. Mais les petites structures de notre filière ne peuvent se permettre d’avoir par exemple un salarié dédié à ces sujets. Il fallait faire une étude en transversal, au niveau national, pour nous outiller sur la diversité de ces risques.

Quels enseignements tirez-vous de l'étude ?

Les trois risques majeurs identifiés sont les aléas climatiques, l’insuffisance de main d’œuvre et la règlementation phytosanitaire. Ce sont des sujets que nous traitons au niveau collectif de la FNPF. Un autre enseignement, plus surprenant : le risque lié au marché est considéré faible. Pour deux raisons : l’origine France apparaît comme un vrai atout et, moins positif, les volumes de fruits à noyaux par exemple ayant baissé de 50% en 20 ans, il est plus facile d’écouler une plus faible production.

Les risques catégorisés "humains" ressortent très haut dans l'étude. Pourquoi selon vous ?

Cela concerne surtout la disponibilité de la main d’œuvre, tant saisonnière pour la récolte que permanente : des compétences comme celles de chef de culture ou d’ingénieur qualité sont difficiles à trouver […]

La suite de cet entretien est disponible sur le site internet du Campus Hectar :